Matinées Culturelles 2024-2025

Mots d’introduction

  • Rév. Père Sonel Romain, vicaire provincial des Salésiens de Don Bosco en Haïti,
  • Chers membres du Conseil de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales,
  • Chers professeurs,
  • Chers Supérieurs des communautés religieuses de formation,
  • Représentants et représentantes des Congrégations Religieuses et Instituts Séculiers,
  • Chers étudiants de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales et autres venus d’ailleurs,
  • Distingués invités,
  • Mesdames, messieurs.

Nous avons le plaisir de vous accueillir à nos Matinées Culturelles, considérٞées comme un espace de rencontre et d’échange où la réflexion et la créativité se conjuguent pour explorer des thématiques essentielles à notre humanité. Cette année, nous avons choisi un thème particulièrement poignant : “Le souci de l’autre, chemin d’espérance pour une humanisation authentique.”

Dans un monde en constante évolution, où les défis sociaux, économiques et environnementaux semblent parfois écrasants, il est crucial de se rappeler que notre véritable force réside dans notre capacité à nous soucier les uns des autres. Ce souci, loin d’être une simple obligation morale, est un véritable acte d’amour et de solidarité qui pave la voie vers une société plus juste et plus humaine.

 Au cours de ces matinées, nous aurons l’opportunité d’explorer ensemble diverses facettes de cette thématique. À travers des conférences, des débats et des témoignages inspirants, nous mettrons en lumière comment le souci de l’autre peut devenir un moteur d’espérance et d’authenticité dans nos vies quotidiennes. Nous aborderons des questions cruciales telles que l’empathie, la compassion, et les actions concrètes que chacun peut entreprendre pour contribuer à un monde meilleur.

 Nous vous invitons à participer activement à ces échanges enrichissants, à partager vos expériences et à vous laisser inspirer par la richesse des idées qui émergeront. Ensemble, faisons de ces Matinées Culturelles un véritable espace de transformation où le souci de l’autre devient une source d’espoir et un chemin vers une humanisation authentique.

Bienvenue à toutes et à tous dans cette aventure collective !


Résumé sur Le thème :”Le souci de l’autre à l’ère de l’intelligence artificielle” soulève des questions cruciales sur la manière dont l’IA influence nos interactions humaines et notre capacité à faire nôtre l’empathie.

 L’impact de l’IA sur les relations humaines : À une époque où l’intelligence artificielle devient omniprésente, il est essentiel de se demander comment cette technologie affecte notre souci pour autrui. Bien que l’IA puisse analyser des émotions et améliorer certains aspects de la communication, elle ne peut pas remplacer l’intelligence émotionnelle humaine. Les systèmes d’IA, même avancés, reposent sur des algorithmes et des données, manquant ainsi de la profondeur contextuelle et de la compréhension nuancée qui caractérisent les relations humaines authentiques.

L’éthique et les valeurs : L’intégration de l’IA dans notre quotidien pose également des questions éthiques. Les décisions prises par ces systèmes peuvent refléter des biais préexistants et influencer négativement le bien-être social. La nécessité d’un développement éthique de l’IA est donc primordiale pour garantir que ces technologies servent à renforcer le souci de l’autre plutôt qu’à le diminuer.

Vers une humanisation authentique : Pour naviguer dans cette ère technologique, il est impératif de promouvoir une approche qui place l’humain au centre. Cela inclut la sensibilisation aux limites de l’IA et la valorisation des compétences humaines telles que l’empathie, la compassion et la créativité. En cultivant un souci authentique pour autrui, nous pouvons transformer les défis posés par l’IA en opportunités pour renforcer nos liens sociaux et construire une société plus humaine.

En somme, le souci de l’autre à l’ère de l’intelligence artificielle nécessite une réflexion approfondie sur nos valeurs et nos priorités en tant que société.


Résumé sur Le deuxième sous- thème : “Souci de l’autre et espérance d’un avenir meilleur”** explore la relation profonde entre la bienveillance envers autrui et la construction d’un futur positif et inclusif.

La bienveillance comme fondement : Le souci de l’autre repose sur des valeurs fondamentales telles que l’empathie, la solidarité et la compassion. Dans un monde souvent marqué par l’individualisme et les conflits, cette bienveillance devient essentielle pour créer des liens authentiques entre les individus. En prenant soin des autres, nous favorisons un climat de confiance et de respect mutuel, qui est indispensable pour bâtir des communautés résilientes.

 L’impact sur la société : Lorsque nous cultivons le souci de l’autre, nous semons les graines d’un changement social significatif. Cette attitude peut mener à des actions concrètes, qu’il s’agisse de bénévolat, de soutien aux plus vulnérables ou de promotion de l’inclusion. Ces efforts collectifs renforcent le tissu social et encouragent un sentiment d’appartenance, contribuant ainsi à une société plus équitable et harmonieuse.

 L’espérance d’un avenir meilleur : L’espérance naît souvent de l’engagement envers autrui. En agissant avec bienveillance, nous pouvons inspirer ceux qui nous entourent et créer un effet domino positif. Cette dynamique peut transformer des défis en opportunités, permettant à chacun de rêver d’un avenir meilleur. En cultivant un environnement où le souci de l’autre est valorisé, nous contribuons à forger un monde où les générations futures pourront prospérer dans la paix et la solidarité.

 Conclusion : En somme, le souci de l’autre est non seulement une valeur humaine essentielle, mais aussi un puissant moteur d’espoir pour un avenir meilleur. En intégrant cette préoccupation dans nos actions quotidiennes, nous pouvons transformer notre société et construire un monde plus juste et inclusif pour tous.


Pour le sous- thème :Défis de l’attention et du souci dans une société indifférente“, le conférencier Dr. Nelson Augustin admet, des le départ que l’indépendance n’est pas a la mode aujourd’hui. Nous vivons dans un monde interdépendant. Ainsi la disposition à écouter l’autre est une nécessite pour nous aujourd’hui si nous voulons vivre vraiment. Ce thème aborde les enjeux contemporains liés à l’indifférence croissante dans nos interactions sociales et son impact sur la capacité d’attention et de souci envers autrui. Le monde actuel fait face à une crise terrible : C’est la « Crise de l’humanité ». Malgré les connexions existantes, la deshumanisation fait son chemin, car l’humain n’est pas la priorité des priorités

 Concernant le phénomène de l’indifférence, nous osons dire que,dans un monde où l’indifférence semble devenir la norme, il est crucial de reconnaître comment cette attitude nuit à la qualité des relations humaines. La froideur, l’indifférence, qu’elle soit personnelle, communautaire, ou sociale, engendre un détachement qui empêche l’établissement de liens authentiques. Cela se traduit par une incapacité à prêter attention aux besoins des autres, ce qui peut créer un environnement hostile et isolant. Le « vivre ensemble » est mis à mal. Il est temps de redonner du sens à la vie. Quelque chose peut être fait là où nous sommes sans avoir trop de prétention.

Les défis de l’attention sont exacerbés par cette indifférence. Dans une société où les distractions sont omniprésentes, il devient difficile de se concentrer sur autrui et d’engager des interactions significatives. Les individus peuvent se sentir submergés par des stimuli externes, rendant difficile le souci sincère pour les autres. Cette dynamique crée un cercle vicieux où le manque d’attention renforce l’indifférence. Il existe  vraiment un déficit énorme en matière d’éducation et de compréhension ; c’est ce qui fait sans doute notre malheur et celui du monde.

Dans ce cas, une prise de conscience collective vaut la peine.Pour contrecarrer les défis, il est essentiel de promouvoir une culture de l’écoute, du respect, de la sensibilité, de la bienveillance, de l’empathie et de la solidarité. Cela implique non seulement d’encourager des comportements attentifs dans nos interactions quotidiennes, mais aussi de sensibiliser les individus aux conséquences de leur indifférence. En cultivant une attitude proactive envers le souci d’autrui, nous pouvons espérer transformer notre société en un espace plus inclusif et solidaire.


Ce sous-thème titré “Souci de l’altérité et pratiques éducatives”  examine comment la reconnaissance et la valorisation de l’altérité peuvent enrichir les pratiques pédagogiques et favoriser une bonne éducation. La conférencière Mme. Linda Métayer rappelle au départ le problème de la transmission des valeurs. Il existe une rupture entre les générations, les antivaleurs prennent la place des valeurs. Aujourd’hui encore, avons-nous le courage de parler de paix, du « vivre ensemble ». Partout c’est la guerre, c’est la peur, c’est le stress, l’angoisse, c’est le chaos. En ce qui a trait a cettenotion d’altérité, disons que celle-ci désigne la prise en compte de l’autre dans sa diversité, qu’elle soit culturelle, linguistique, cognitive ou sociale. En éducation, cela implique une reconnaissance des différences individuelles des personnes ou des élèves et un engagement à adapter les méthodes d’enseignement, à questionner les systèmes éducatifs pour répondre à leurs besoins spécifiques. Cette approche est essentielle dans le cadre d’une société ouverte a tous, où chaque personne, chaque élève doit se sentir valorisé et intégré.

A propos des défis et enjeux, l’expérience nous apprend queles pratiques éducatives actuelles font face à des défis importants pour intégrer l’altérité. D’une part, le système éducatif traditionnel tend à uniformiser les personnes, les élèves selon des normes préétablies, ce qui peut marginaliser ceux qui ne correspondent pas à ces attentes. D’autre part, il existe une nécessité croissante de développer des stratégies pédagogiques qui favorisent, l’esprit d’équipe, la coopération et l’empathie entre les personnes, les élèves, permettant ainsi une meilleure compréhension de l’autre.

                Pour comprendre et répondre à ces défis éducatifs, plusieurs pratiques éducatives peuvent être mises en œuvre : les hommes et les femmes de ce monde surtout ceux de chez nous ont a changer leur fusil d’épaule en remplaçant les pédagogies empoisonnées par des pédagogies saines et préventives ; changer les pratiques éducatives autoritaires par des pratiques éducatives démocratiques ; ensuite sensibiliser les éducateurs aux enjeux de l’altéritéafin qu’ils puissent mieux intégrer ces principes dans leur enseignement, dans leur éducation ; il faut aussi penser à l’incarnation des valeurs, a l’éducation aux vertus : en l’occurrence la patience, le respect, l’amour, la générosité, la disponibilité, etc. Ce que nous ne devons jamais oublier, c’est que nous sommes venus faire un voyage sur terre ; nous sommes des pèlerins d’Espérance, de l’Absolu ; nous avons une façon de nous comporter ; à ne pas oublier que nous ne sommes pas propriétaires de nous-mêmes et nous ne pouvons pas nous permettre de faire ce que nous voulons avec notre vie. Les maux sont à éviter dans la mesure du possible pour notre bien et pour celui de l’autre. Enfin, le souci de l’altérité dans les pratiques éducatives est fondamental pour construire une société plus juste et inclusive. En valorisant les différences et en adaptant les méthodes d’enseignement, nous pouvons non seulement améliorer l’expérience scolaire de chaque élève, mais aussi préparer les futures générations à vivre ensemble dans un monde diversifié.


Conclusion des Matinées Culturelles  

Chers membres du conseil de l’Institut,
Très chers intervenants,
Chers professeurs,
Chers supérieurs des communautés religieuses de formation,
Chers étudiants de l’Institut de philosophie Saint François de Sales,
Distingués invités,

Nous avons eu l’opportunité d’explorer en profondeur le thème du « souci de l’autre », un principe fondamental qui nous unit tous et qui est plus pertinent que jamais dans notre société actuelle. À travers nos échanges, nous avons constaté que le souci de l’autre ne se limite pas à une simple obligation morale, mais représente un véritable levier pour construire un avenir meilleur et plus humain.

Nous avons également mis en lumière les défis que posent l’indifférence croissante et l’importance de développer des pratiques éducatives qui valorisent l’altérité. En intégrant ces valeurs dans nos actions quotidiennes, nous pouvons non seulement transformer notre environnement immédiat, mais aussi inspirer des changements à plus grande échelle.

Alors que nous clôturons ces Matinées, il est essentiel de garder à l’esprit que notre engagement collectif envers le souci de l’autre est la clé pour surmonter les obstacles auxquels nous faisons face. Ensemble, continuons à cultiver cette bienveillance et cette attention mutuelle dans nos vies, car c’est ainsi que nous pourrons réellement espérer bâtir une société plus juste, inclusive et solidaire.

Merci à vous toutes et à vous tous pour votre participation active et votre engagement durant ces échanges enrichissants. Ensemble, faisons de ce souci pour autrui une réalité tangible dans notre quotidien et dans le monde qui nous entoure.

Encore une fois Merci de votre présence, de votre attention, de votre chaleur humaine, ensemble marchons vers la concrétisation de nos rêves.

Déjà à très bientôt !

Mot de fermeture 2022 – 2023

Chers membres du conseil de l’Institut,

Très chers intervenants,

Chers professeurs,

Chers supérieurs des communautés religieuses de formation,

Chers étudiants du CEFEF, de FLESH et du CIFOR…

Chers élèves venant de différents établissements de la capitale,

Chers étudiants de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales,

Distingués invités, mesdames, messieurs…

Nous arrivons pratiquement au terme de ces deux jours de réflexion sur la vérité, et déjà nous pouvons oser parler de croissance. Oui nous avons grandi avec l’aide de nos intervenants. Ils ont fait de leur mieux pour bien nous remplir non seulement la tête, mais aussi le cœur.

A la fin de nos échanges et de nos débats, il devient presqu’évident de constater le lien fort existant entre la vérité et la liberté. Celle-ci n’est pas d’abord dans l’absence de soumission à des règles, mais dans un consentement  à la vérité.

Elle prend le caractère de l’absolu de Dieu et de sa parole pour donner à la liberté son sens dans une relation avec le créateur de l’homme.

La vérité n’est pas une notion abstraite ou un préjugé d’hier, mais la prise de conscience d’une parole vivante qui est adressée à l’homme. Les règles et les repères de vie qui en découlent prennent le sens d’une fidélité dans l’amour et non celui de la soumission à des contraintes impersonnelles.

L’homme est appelé à servir Dieu en esprit et en vérité ; si cet appel oblige l’homme en conscience, il ne le contraint pas. En effet, le créateur tient compte de la dignité de la personne humaine qu’il a lui-même créé et qui doit se conduire selon son propre jugement et user de la liberté.

La vérité vous rendra libre dixit le grand Autre. C’est elle, en effet, qui nous révèle ce bien que nous cherchons dans l’amour, au-delà des dérives individuelles ou imposées par les modes et les idéologies. Chercher la vérité libère des aveuglements et des errances, délivre des contraintes qui pèsent sur la liberté de conscience.

Moment de fraternité entre étudiants et professeurs 2024-2025

Dans notre institut, nous croyons fermement que l’apprentissage ne se limite pas à la salle de classe. C’est pourquoi nous avons mis en place des activités collaboratives qui permettent aux professeurs et aux étudiants d’interagir, d’échanger des idées et de créer des liens durables. Ces moments privilégiés favorisent un environnement d’apprentissage dynamique et enrichissant.

Objectifs des Activités

  • Renforcer la Communication : Faciliter le dialogue entre les professeurs et les étudiants pour mieux comprendre les attentes et les besoins de chacun.
  • Encourager la Collaboration : Promouvoir le travail d’équipe à travers des projets communs qui stimulent la créativité et l’innovation.
  • Créer un Sentiment d’Appartenance : Favoriser une atmosphère conviviale où chaque participant se sent valorisé et écouté.

Fete d’integration 2017-2018

ALLOCUTION A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE L’ANNEE ACADEMIQUE 2017-2018

 

Très cher P. Americo Chaquisse, régional d’Afrique – Madagascar envoyé du Recteur Majeur pour la visite extraordinaire auprès des salésiens…

Très cher P. Jean Paul Mésidor, supérieur provincial des salésiens en Haïti

Chers supérieurs des communautés de formation,

Chers membres du conseil de l’Institut,

Chers professeurs,

Et vous très chers étudiants…

Avec cette célébration eucharistique, non seulement nous ouvrons officiellement l’année académique 2017-2018, mais aussi nous nous préparons en tant que communauté éducative à écrire d’autres pages dans l’histoire de cet Institut de philosophie Saint François de Sales. En tant qu’Eglise ou portion de cette Eglise universelle, nous avons une route à faire, une mission à réaliser, un témoignage à donner ensemble. Dans un pays comme le nôtre, il n’est pas aisé d’aller de l’avant, de prendre le large sans conviction. Voilà pourquoi, nous sommes ici ce matin et nous voulons d’un seul cœur tout confier au Seigneur, et en même temps lui dire que nous voulons avec lui, aller contre vents et marées, pour dire oui à la vie, oui à l’éducation, oui à la solidarité en vue d’un monde plus humain où il fait bon de vivre.

L’éducation, dixit Louis Bromfield, n’est pas le fait de l’école, mais bien de quelque vertu qu’on porte en soi. Au cours de cette année, nous sommes appelés à  cultiver ces vertus pour pouvoir humaniser ce monde dans lequel nous vivons. Au fond, nous ne sommes rien sans les autres. Nous voulons dire que ce que nous sommes, est, en partie, le fruit de leurs efforts. Raison pour laquelle nous  disons tout d’abord un grand merci au P. Americo Chaquisse pour sa présence parmi nous, sa disponibilité, pour avoir voulu présider cette eucharistie en nous adressant à la manière d’un frère, d’un ami , d’un père, des mots d’encouragement, de souhaits de toutes sortes pour nous stimuler, nous porter à prendre davantage au sérieux ce que nous avons devant nous comme projets, comme défis à relever et regarder ainsi le futur avec plus d’optimisme. Merci à notre Provincial, le P. Jean Paul Mésidor qui est le premier responsable de l’Institut.

Notre reconnaissance va à l’égard des confrères prêtres, des professeurs et des supérieurs ou recteurs des communautés de formation ici présents et ceux qui n’ont pas pu venir malgré le désir qui les habite. Elle va aussi à l’égard des conseillers et des collaborateurs. Nous voulons cette année, comme à l’accoutumé, faire de l’éducation notre cause commune en regardant dans la même direction tout en cherchant des stratégies nouvelles pour une formation de qualité. Que Dieu nous vienne en aide avec les mains maternelles de Notre Dame du Rosaire.

QUELQUES INFORMATIONS

Au cours de l’année écoulée, pour des motifs qui regardent les congrégations religieuses et pour d’autres plus personnels, certains professeurs collaborateurs nous ont laissé et ne pourront plus assurer certains cours ; en l’occurrence le père Giuseppe qui vient de laisser Haïti en vue d’une autre mission en terre étrangère. Il se trouve actuellement aux Etats-Unis d’Amérique dans le cadre de sa mission pour une nouvelle obédience. Nous lui souhaitons bonne chance et du bon travail. Nous soulignons aussi l’absence de notre confrère Père Iguintz qui était à l’Institut. Maintenant, il ne fait plus partie de la Vice-province salésienne d’Haïti, il se trouve actuellement dans la Province du Canada. Nous lui disons merci pour ce qu’il nous a laissé comme héritage et nous lui souhaitons du bon travail dans son pays de mission.

Le père Loubens était en transite ces derniers temps en Haïti pour se refaire un petit peu. Il travaille sérieusement sur sa thèse doctorale. La défense de cette dernière se fera, probablement à la fin de cette année. Il sera avec nous au plus tard au mois de juin 2018 prochain.  Nous lui souhaitons déjà bonne chance et  bonne continuité et nous voulons qu’il sache qu’il est attendu impatiemment, car la moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.

Nous voulons faire savoir aux étudiants en général que les reconnaissances octroyées à l’Institut au cours de l’année écoulée sont déjà en vigueur et que le processus de légalisation des documents venant de l’Institut devient aujourd’hui moins problématique. Des contacts ont été pris, par-dessus le marché, pour les aider à remplir aisément ces formalités au moment opportun.

Enfin, chers amis collaborateurs, chers étudiants, avec cette célébration, nous débutons officiellement notre année académique 2017-2018 sous la protection du Dieu Un et Trine. Nous nous confions à la Sainte Trinité et nous lui demandons de faire de nous des instruments de communion, de solidarité, de paix et d’amour pour un Centre de formation philosophique renouvelé. Que la Mère de Dieu évoquée aujourd’hui sous le vocable de Notre Dame du Rosaire soit aussi notre soutien dans les bons comme dans les mauvais moments.

Merci de votre présence et de votre écoute ; et à vous tous : bonne fête, et aux étudiants : Bonne année académique !

Matinées culturelles 2022-2023

Thème général :
« Une analyse de la nécessaire cohérence entre la pensée et l’action à travers la lecture de l’allégorie de la Caverne  de Platon». Dr Castel

Rév.  Père Jean-Paul Mésidor, Provincial sortant des Salésiens de Don Bosco en Haïti,

Rév. Père Morachel Bonhomme, Provincial entrant des Salésiens de Don Bosco en Haïti,

Mgr. Louis Nerval Kébreau, Archevêque émérite du Cap-Haitien,

Chers membres du Conseil de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales,

Chers professeurs,

Chers Supérieurs des communautés religieuses de formation,

Représentants et représentantes des Congrégations Religieuses et Instituts Séculiers,

Chers étudiants de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales et autres venus d’ailleurs,

Distingués invités,

Mesdames, messieurs.

La bienvenue est souhaitée à vous tous et à chacun de vous en particulier en votre qualité de chercheurs, de penseurs, de passionnés de la philosophie,

Bienvenue aux intervenants de cette 13ième édition des Matinées Culturelles à l’Institut,

Avec les bras bien ouverts, nous voulons accueillir chaleureusement des étudiants venant de l’Université Notre Dame d’Haïti, du CEFEF, de FLESH, du CIFOR ; des élèves en classe terminale venant du Collège Dominique Savio de Pétion-Ville et ceux du Collège Saint François de Sales de Rivière Froide,

Bienvenue à tous ceux et celles qui s’unissent à nous de près et de loin à l’occasion des 25 ans d’existence de l’Institut.

Déjà nos remerciements anticipés aux personnalités de marque qui comptent nous accompagner, nous édifier durant ces deux jours sur le concept de VERITE.

Une joie sans commune mesure nous envahit ce matin pour avoir l’opportunité de pouvoir organiser malgré la situation actuelle du pays ces matinées culturelles à l’occasion des 25 ans d’existence de l’Institut.

Le thème choisi en ces circonstances est : La vérité sur l’homme et sur la nature : une quête incontournable. Ce thème qui fera l’objet d’échanges et de débats durant ces deux jours embrasse la finalité de tout l’effort, de tout le travail que l’Institut réalise et veut réaliser au fil des temps avec les étudiants et pour les étudiants. Il s’agit bien de cette recherche de la vérité.

Oui chers amis, nous sommes ici ce matin en quête de vérité. Nous sommes présents en chair et en os pour dialoguer sur la vérité,  en vérité, dans la vérité et pour la vérité. Une telle vérité ne peut se détacher de la liberté et de l’amour. D’ailleurs, le Pape émérite Benoît XVI, dans sa lettre encyclique Caritas in Veritate nous rappelle que : « La vérité est une lumière qui donne sens et valeur à la liberté et à l’amour. Cette lumière est, en même temps, celle de la raison et de la foi, par laquelle l’intelligence parvient à la vérité naturelle et surnaturelle de l’amour: l’intelligence en reçoit le sens de don, d’accueil et de communion » (Caritas in Veritate, 3). Mais, en définitive, c’est quoi la vérité ? Soyons patients et préparons-nous à écouter avec attention les différents intervenants qui vont se prononcer à ce sujet.

De façon analytique, entre aujourd’hui et demain, plusieurs penseurs viendront nous illuminer autour du thème :

  • Pour le premier jour, Dr. Pierre Castel Germeil nous ouvrira les yeux sur la vérité, sous l’angle philosophique, tout en se demandant si aujourd’hui encore, elle fait partie des soucis de l’humanité. Et par la suite, Dr. Maxius Jean Bernard nous dira ce qu’il en est du point de vue sociologique.
  • Pour le deuxième jour, Madame Linda Métayer nous entretiendra sur ce qu’elle entend par Vérité du point de vue psychologique ; et pour conclure ces matinées, Frère Wilfrid Cavalier nous édifiera sur la vérité du point de vue cosmologique en tenant compte de la personne humaine et de son environnement.

Voilà, chers amis, le paquet qui nous est offert pour le partage. Il ne me reste qu’à vous souhaiter bonne écoute, bonne participation, bon appétit.

Matinées Culturelles 2023-2024

Thème général :
« Consolider les horizons de la synodalité. Ressources et perspectives pour la philosophie ».

Jeudi 11 janvier :

P. Patrick Aris, dioc : « La synodalité dans sa réalité philosophico-théologique ».

Vendredi 12 janvier :

Pierre Castel Germeil, PhD : « La Dimension sociopolitique et économique de la synodalité».
Une Sœur Humaniste : «La synodalité dans sa dimension psychologico-culturelle»

MATINEES CULTURELLES – ANNEE ACADEMIQUE 2017-2018

MOTS DE BIENVENUE ET D’OUVERTURE EN CETTE OCCASION

Chers membres du conseil de l’Institut,

Très chers intervenants,

Chers professeurs,

Chers supérieurs des communautés religieuses de formation,

Chers étudiants de l’Institut de philosophie Saint François de Sales,

Distingués invités,

Aujourd’hui, il est difficile de ne pas trouver des points de connexion entre le nouveau culte d’internet et le vaste mouvement contre-culturel qui devient un phénomène de masse dans les années 60 aux Etats-Unis, et, sous diverses formes dans différents pays occidentaux. La contre-culture est un vaste courant qui englobe l’héritage de la « beat génération », le mouvement de contestation de la jeunesse, qui conduira notamment aux grandes révoltes étudiantes, le mouvement hippie, et toutes les nombreuses ramifications qui sont nées dans cette nébuleuse,  comme les mouvements alternatifs.

La société, aux yeux d’un grand nombre de gens, doit être conçue comme une communauté pacifique au sein de laquelle l’amour et l’altruisme occupent une place importante. De nombreux réseaux de vie produisent des musiques, des livres et des loisirs, une éducation, une alimentation et des médicaments spécifiques forment un univers underground qui concerne des milliers de centaines de personnes. Cette idée d’un nouveau monde a bien des points communs avec le mouvement contemporain d’internet, qui va mobiliser à son tour des centaines de milliers de jeunes notamment à la recherche d’une société plus fraternelle, plus communicante, plus pacifique. Le monde de l’internet est underground à sa manière. Il est l’underground actuel, le lieu qui permet de quitter le monde ordinaire.

Aujourd’hui, on parle du « jeunisme », c’est-à-dire la tendance à exalter la jeunesse, ses valeurs et à en faire un modèle obligé de tout comportement. Le culte de l’internet est un culte jeune, de jeunes et pour les jeunes. Il est conçu comme une espèce de processus  de « révolution permanente » où ce sont les jeunes qui déterminent la direction du mouvement. Nicholas Negroponte est l’auteur qui va le plus loin dans la mise en scène de ce jeunisme : « je vois cette même mentalité de décentralisation  à l’œuvre dans notre société sous l’impulsion de la jeunesse du monde numérique. La vision centralisatrice traditionnelle va devenir une chose du passé. La notion d’état va subir une mutation radicale. Pendant que les politiciens se débattent  avec l’héritage de l’histoire, une nouvelle génération, libérée des vieux préjugés, émerge  du paysage numérique. La technologie numérique  peut être une force naturelle attirant les gens dans une plus grande harmonie mondiale ».


C’est aussi dans le cadre du « jeunisme » que l’on trouve l’apologie systématique de la vitesse, devenue une nouvelle croyance. Ce qui va vite, est mieux, plus proche du monde de l’esprit. La vitesse est ce qui nous libère du corps et nous rapproche des autres en permanence. « La réalité de l’information, dit Paul Virilio, est toute entière contenue dans sa vitesse de propagation ».[1] Un peu plus tard, Alain Madelin affirmait : « En réalité, le nouveau monde qui vient porte une formidable chance de renaissance d’une société à taille humaine et, dans ce nouveau monde, ce ne sont pas les gros qui triomphent des petits ; ce sont les rapides contre les lents ».


A la fin de l’année 2004, plus de 600 millions de téléphones portables avaient été vendus dans le monde. Les abonnés américains ont passé plus de 15 milliards d’heures sur leur téléphone cellulaire ; les européens ont envoyés 113 milliards de SMS ; et la Chine avec ses 200 milliards de messages texte se classe en tête de cette catégorie. Grâce au sans-fil, nous avons coupé le cordon, et nous voilà étourdis de liberté. Téléphoner est devenu une nouvelle dimension de l’individualisme moderne, un attribut de la liberté personnelle dans sa version XXIe  siècle. Et si, c’était aussi paradoxalement un nouvel esclavage ?

A l’origine, la communication mobile est, comme d’autres avant elle, un besoin créé par les industriels qui fabriquent les téléphones portables. Tout se décide du côté de l’offre. Motorola, Intel, Nokia, Sony Ericsson, Samsung, Vodafone, Microsoft, Orange, SFR, Bouygues et bien d’autres commercialisent a  l’échelle de la planète des gadgets et des services sans fil. De prodigieux efforts de développements transforment tous les secteurs du marché. : Matériel, réseaux, systèmes d’exploitation, logiciels, etc. La téléphonie sans fil bénéficie d’investissements massifs à la hauteur des enjeux. Le nombre de portables a déjà dépassé celui des téléphones fixes. Et tout indique que sa véritable explosion  n’est pas encore advenue. Parce que la multiplication des appareils et des services et le marketing qui l’a accompagnée ont entrainé une transformation sociale de grande ampleur. Avec une myriade de téléphones nomades dotés de fonctions multiples (calculatrice, montre, jeux, appareil photo, camera vidéo, radio, télévision, internet, etc.), nous voulons communiquer avec le monde entier tout en nous déplaçant. Nous aspirons à ce que les spécialistes appellent le « contact permanent ».

Le monde merveilleux de la mobilité séduit et fascine. Il risque aussi d’engendrer le chaos, car en développant des standards incompatibles, des firmes rivales prennent les abonnés en otage et morcellent le marché, rendant difficile parfois, sinon impossible l’utilisation d’un seul appareil pour passer des appels, télécharger des données, consulter internet, recourir au visiophone,… La compétition qui se déchaine autour des prochaines générations de technologies mobiles pourrait amplifier ces problèmes. Voilà donc en gros, la situation dans laquelle nous nous trouvons  à l’ère de l’information et de la communication. A travers les conférences qui vont suivre, essayons de voir ce qui se dessine ou qui peut se dessiner à l’horizon, essayons de contempler le panorama, de comprendre ce qui est en jeu et ainsi  pouvoir fixer avec objectivité notre position pour défendre ce que nous avons toujours essayé de défendre : l’homme, la personne humaine.

Matinées culturelles 2021-2022

Thème général :
 « La vérité sur l’homme et sur la nature : une quête incontournable 

Jeudi 6 janvier :

D. Castel Germeil : «La vérité est-elle encore une quête aujourd’hui ?  » 
M. Maxius Jean Bernard : La vérité sur l’homme. Approche sociologique

Vendredi 7 janvier :

Mme Linda D. Métayer : La vérité sur l’homme. Approche psychologique

Fr. Wilfrid Cavalier : La vérité dans et sur la nature. (Approche cosmologique) « Témoignages,
Réflexions écologiques, Engagement pratique pour une Haïti verte »

Mots de la fin des Matinées culturelles

Chers membres du Conseil de l’Institut de Philosophie Saint François de Sales,

Très chers intervenants,

Chers professeurs,

Chers supérieurs des communautés religieuses de formation,

Chers étudiants de l’Université Notre Dame d’Haïti…

Chers élèves du Collège Saint François de Sales,

Chers étudiants de l’Institut,

Distingués invités, mesdames, messieurs…

Nous arrivons pratiquement au terme de ces deux jours de réflexion sur la vérité, et déjà nous pouvons oser parler de croissance. Oui nous avons grandi avec l’aide de nos intervenants. Ils ont fait de leur mieux pour bien nous remplir non seulement la tête, mais aussi le cœur.

En parlant de ces intervenants, chacun à sa manière nous a fait voir combien il est malaisé de définir la vérité, de faire la vérité, de la reconnaître, de l’accepter, et de travailler de façon à faire d’elle une réalité tangible. Faire provision de la vérité dans l’aujourd’hui de la vie est difficile à cause des barrières qui se multiplient au jour le jour, sur la voie conduisant à la conquête de celle-ci. L’économisme, l’homme d’approvisionnement, le renversement des valeurs obstaculisent le chemin de la vérité.

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Les interventions étaient de qualité exceptionnelle…

Avec tous les autres membres de l’Institut, nous rendons grâce au Seigneur pour les bienfaits déjà reçus durant ces 25 ans d’existence;

Merci une fois encore à tous nos conférenciers : Dr. Pierre Castel Germeil, Dr. Jean Maxius Bernard, Madame Linda D. Métayer, Frère Wilfrid Cavalier de leur attention, de leurs compétences, de leur disponibilité, de leur générosité, à l’égard de l’Église et de la société. Ils ont pris le risque de venir nous rencontrer pour nous parler de la vérité et nous aider à être dans la vérité.  Ils nous ont dévoilés, chacun suivant sa compétence, les secrets de cette dernière.

Merci aux confrères salésiens du post-noviciat qui se sont dépensés corps et âme pour la réussite de ces matinées ;

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Merci aux confrères du provincialat pour le bon accueil dont nous sommes l’objet ;

Merci au père André Mytilien pour ses sacrifices et son savoir-faire ;

Merci à Radio Télé Soleil qui est toujours là pour faciliter la retransmission de ces activités d’ordre culturel et religieux ;

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À la fin de nos échanges et de nos débats, il devient aussi presqu’évident de constater le lien fort existant entre la vérité – l’amour – la liberté. Au fait, la vérité prend le caractère de l’absolu de Dieu et de sa parole pour donner à la liberté son sens dans une relation avec le créateur de l’homme.

La vérité n’est pas une notion abstraite ou un préjugé d’hier, mais la prise de conscience d’une parole vivante qui est adressée à l’homme. Les règles et les repères de vie qui en découlent prennent le sens d’une fidélité dans l’amour et non celui de la soumission à des contraintes impersonnelles.

L’homme est appelé à servir Dieu en esprit et en vérité ; si cet appel oblige l’homme en conscience, il ne le contraint pas. En effet, le créateur tient compte de la dignité de la personne humaine qu’il a lui-même créé et qui doit se conduire selon son propre jugement et user de la liberté.

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« La vérité vous rendra libre » -(………..). C’est elle, en effet, qui nous révèle ce bien que nous cherchons dans l’amour, au-delà des dérives individuelles ou imposées par les modes éphémères et les idéologies déroutantes. Chercher la vérité libère des aveuglements et des errances, délivre des contraintes qui pèsent sur la liberté de conscience (Encyclopédie Catholique pour tous).

Enfin, merci à tous ceux et à toutes celles qui ont fait le déplacement et qui ont consenti des sacrifices pour pouvoir être avec nous durant ces deux jours de réflexion. Nous sommes convaincus que les semences déposées en nous par les intervenants autour de la vérité ne resteront pas sans effet. Elles porteront du fruit et du fruit en abondance pour un renouveau à l’intérieur de nos familles d’origine, de nos communautés religieuses et de notre société.

Encore une fois merci et soyons des éternels chercheurs de la vérité…

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Matinées culturelles 2020-2021

Thème général : Le principe de bonté pour une citoyenneté honnête et active

Mgr. Patrick Aris : « Bonum » : comment définir cette caractéristique coextensive à l’Être et motrice
de l’agir ? En d’autres termes, pourquoi sans bonté n’y aurait-il pas l’être et l’agir véritable? »
P. Jean Robin Gédéon : « Le citoyen et la Cité : engagement du chrétien dans la construction de notre
maison commune à la lumière de l’Encyclique du Pape François ‘’Fratelli tutti’’  ».

D. Castel Germeil : « L’homme ‘bon’, contrairement à l’homme ‘lupus’ auteur de fragilité politique et

corruption, est fondement d’une société libre et démocrate »

Mme Linda D. Métayer : « La Bonté : Inclination personnelle innée, élément de tempérament ou

vertu à acquérir?»

Matinées culturelles 2018-2019

Thème général : «  Jeunes et choix de vie : Condition fondamentale pour la réalisation de soi »
Jeudi 10 janvier :

  • Mgr. Patrick Aris : «Réalisation de soi et l’incontournable ouverture au Transcendant»
  • Dr. Maxius Jean Bernard : «Jeunesse et modèles d’imitation »
    Vendredi 11 janvier :
  • Dr. Pierre Castel Germeil : « Croissance humaine et ouverture à la dimension sociopolitique –
    L’engagement pour le Bien Commun » 
  • Mme Linda D. Métayer : «Place de la jeunesse dans la construction de soi »

Mots de fermeture

Chers membres du conseil de l’Institut,

Très chers intervenants,

Chers professeurs,

Chers supérieurs des communautés religieuses de formation,

Chers étudiants de CEFEF, de FLESH et de CIFOR…

Chers élèves venant de différents établissements de la capitale,

Chers étudiants de l’Institut de philosophie Saint François de Sales,

Distingués invités, mesdames, messieurs…

Les Matinées Culturelles de l’année académique 2018-2019 arrivent  à leur fin. Durant ces deux jours, nous avons essayé tant bien que mal de comprendre… J’aimerais attirer votre attention sur les recommandations faites par la plupart de nos intervenants.

Nous devons dire et cela sans réserve que les exposés et les interventions ont été d’une qualité exceptionnelle, les débats et les expériences échangées ont rendu visible notre volonté de faire …

Les membres du conseil et moi, nous voulons d’un cœur aimant remercier le Bon Dieu pour  tant de bienfaits durant ces jours et pour nous avoir comblés de tant de bénédictions.

Nous voulons sincèrement et chaleureusement remercier nos intervenants pour des raisons multiples. Nous leur disons sans ambages que nous sommes fiers d’eux ; et que ce n’est pas pour la première fois  qu’ils nous séduisent. Permettez-nous de citer les noms dans leur singularité: Mgr. Aris, l’infatigable,…

Mr. Maxius Jean Bernard

Dr. Castel Germeil…

Mme Linda Métayer…

Elles sont toutes des personnes très chères à l’Institut.

Merci ! Mille fois merci pour votre disponibilité, votre générosité et votre sacrifice, vous nous avez permis de respecter notre oui traditionnel en cette occasion et d’œuvrer ainsi pour un monde plus humain. Un tel évènement n’aurait pas lieu sans l’appui des confrères de la Maison Provinciale, de la communauté du post noviciat, et autres… Gratitude et reconnaissance à vous tous.

Je ne peux pas vous laisser partir sans partager avec vous quelques paroles d’or venant de la bouche du Pape François tout récemment. En s’adressant aux hommes et aux femmes de bonne volonté, il a renchérit en ces termes :

« Vous pouvez avoir des défauts, être toujours en colère, mais n’oubliez pas que votre vie est la plus grande entreprise au monde. Seulement vous pouvez l’empêcher d’échouer. Beaucoup vous apprécient, vous admirent et vous aiment. Rappelez-vous qu’être heureux, ce n’est pas avoir un ciel sans tempête, une route sans accidents, un travail sans fatigue, des relations sans déceptions. Etre heureux, c’est trouver la force dans le pardon, l’espoir dans les batailles, la sécurité dans les moments de peur, l’amour dans la discorde. Ce n’est pas seulement de gouter au sourire, mais aussi de réfléchir à la tristesse. Ce n’est pas seulement pour célébrer les succès, mais pour apprendre les leçons des échecs. Ce n’est pas seulement de se sentir heureux avec les applaudissements, mais d’être heureux dans l’anonymat.

 Etre heureux n’est pas une fatalité du destin, mais une réussite pour ceux qui peuvent voyager en eux-mêmes. Etre heureux c’est arrêter de devenir une victime et devenir l’auteur de votre destin. C’est traverser les déserts pour pouvoir encore trouver une oasis au fond de notre âme. C’est remercier Dieu pour chaque matin, pour le miracle de la vie. Etre heureux ne craint pas tes propres sentiments. C’est pouvoir parler de vous. C’est avoir le courage d’entendre un « non ». La confiance est à l’affut des critiques, même si elles ne sont pas justifiées. C’est d’embrasser vos enfants, de choyer vos parents, de vivre des moments poétiques avec des amis, même s’ils nous blessent.

Etre heureux c’est laisser vivre la créature qui vit dans chacun d’entre nous, libre, joyeuse et simple. Il faut avoir la maturité pour pouvoir dire « J’ai fait des erreurs ». C’est avoir le courage de dire » je suis désolé ». C’est d’avoir la sensibilité de dire « J’ai besoin de toi ». C’est avoir la capacité de dire « je t’aime ». Que votre vie devienne un jardin d’opportunités pour le bonheur… Au printemps, un amoureux de la joie. En hiver, un amoureux de la sagesse. Et lorsque vous faites une erreur, recommencez. Car seulement alors, vous serez amoureux de la vie. Vous constaterez que le fait d’être heureux n’est pas d’avoir une vie parfaite.

 Mais utilisez les larmes pour irriguer la tolérance. Utilisez vos pertes pour raffermir la patience. Utilisez vos erreurs pour sculpter la sérénité. Utiliser la douleur pour plâtre du plaisir. Utilisez les obstacles pour ouvrir les fenêtres d’intelligence. Ne jamais abandonner…Ne jamais abandonner les gens qui vous aiment. Ne jamais abandonner le bonheur, car la vie est une manifestation incroyable » (Pape François).

Merci à tous ceux et celles qui ont fait de ces matinées une réussite ; au nom du personnel de l’Institut, je vous souhaite du succès dans vos engagements pour un avenir meilleur.